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Se régaler d’une trentaine de vagues par sessions est simple.


En découvrant dans cet article comment optimiser votre rame, vous allez y parvenir!  Avec cette méthode décomposée étape par étape, vous allez comprendre et anticiper les réactions de votre planche, et décupler votre plaisir à surfer.


Ainsi, vous êtes atterré par le nombre ridicule de vagues que vous prenez?

Combien de vagues avez-vous prise lors de votre dernière session? 3,54? Non, les virgules ne comptent pas. Trois. Pauvres. Vagues, alors... 


Et encore. Certains d’entre vous détournent le regard douloureusement, ils pensent à leur dernière session. Zéro vagues. 😓 Pas facile à admettre, je sais.


D'abord vous battez des nageoires pour éviter de prendre sur la tronche cette vague en train de lever sur vous. Mais vous n’avancez pas assez vite, et bam. Ça sonne.

Encore plus si vous surfez au coeur de l'hiver. Vous reculez de trois kilomètres. Où est votre planche? Toute la barre à repasser… Vous dégustez.


Ensuite vous vous arrachez les bras à vouloir partir sur ces vagues pourtant jolies…


… Mais il n’y a rien à faire. Elles ne veulent pas de vous.

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Autour de vous, les autres pingouins semblent ramer sans effort. Et shootent à tour de rôle. 😡Bande de branleurs, vous dites-vous, énervé.


Respirons. 😑 Je ne suis pas là pour me moquer de vous, mais pour vous aider.


Les secrets de la rame? 

C’est une rengaine vieille comme le monde. Le secret: y a pas de secret. Juste une connaissance technique. Que vous n’avez pas encore.


Parce que, excusez-moi d’être direct, mais vous ramez comme un pied!


Je vais vous montrer comment ramer correctement


Aller au large vers les vagues et les choper en vous plaçant correctement, c’est tout l’enjeu de la rame.


Sans rame, pas de surf. Sans rame efficace, votre déplacement dans l’océan est laborieux et coûteux en énergie.

Bien ramer vous permet d’approcher la vitesse de déplacement de la vague. Plus facile d’espérer partir avec elle, dans ce voyage éphémère et magnifique!



Pour cela, vous allez apprendre à minimiser les frottements de l’eau sur la carène de votre planche, ce qu’on appelle la traînée.

Par la suite vous allez découvrir les clés indispensables pour vous assurer une propulsion carrément performante, à la seule force de vos bras musclés (ou en phase de l’être). Techniquement. Mentalement.


Je ne vous apprends rien

Même si le surf se pratique debout sur vos gambettes, les bras et le haut du corps sont les plus sollicités lors de votre session de surfingue. Vous ramez environ 80% du temps. Ou 99% si vous prenez une seule vague, oui…


Donc même si vous la trouvez indigeste, la rame, vous ne pouvez pas y couper. Allez, je vous mets le couvert. Par contre, mettez-vous en mode "Personne ne m' dérange!" 

Notifs de votre smartphone: coupez-les. Anne-Sophie Lapix: débranchez-la. 

Et envoyez paître votre entourage.

Parce que vous allez décoller pour un super trip à la mode de... Non je ne vais pas commencer une blague pourrie, y en aura bien assez dans ce post. 

Ramer sur votre planche de surf, tout un art (de la table)

Étape 1: avant de mettre le couvert.

Dites, je ne vais pas tout vous servir sur un plateau, vous allez y mettre du vôtre!

Commencez par regarder votre planche flotter paresseusement dans l'océan, quand vous n'êtes pas allongé dessus. Bien à plat sur l'eau, son nose (nez) flotte 5 à 10 centimètres au dessus de l'eau. 

C'est son équilibre naturel, son "assiette". Votre mission, si vous l'acceptez🙄, sera de respecter cette assiette.

De cette façon,  vous lui ferez plaisir et serez assuré qu'elle opposera ainsi le moins de résistance à l'eau lorsque vous entreprendrez de ramer.


Étape 2: Allongé dessus, comment ne pas être à couteaux tirés avec votre planche?

Réponse: débusquez son Point Magique !

C'est quoi ? Je vais appeler le Point Magique l'endroit précis où vous poserez le max de votre poids afin de maintenir l'assiette, l'équilibre naturel de votre planche.

Pour le trouver: observez de nouveau votre planche adorée. Remarquez vers son milieu comme elle est plus large et épaisse. Tracez une ligne de part et d'autre de cette largeur maximale. A son intersection avec la latte (ou sur l'axe longitudunal de la planche), vous trouvez... Le Point Magique.

Oui, Maître (bau)

Selon le type de planche, cette largeur maximale (appelé aussi maître-bau) varie. Sachez simplement que plus le maître-bau est bas, plus la planche est maniable.

C'est le cas des planches courtes comme les short boards ou les planches appelées fish (arrière large en queue de poisson, très maniables dans les petites vagues).


Le plus souvent le Point Magique se trouve à mi-hauteur. À cet emplacement exactement, vous poserez la partie la plus lourde de votre corps, à savoir votre torse.

Ainsi, votre planche gardera sa fameuse assiette et vous en sera reconnaissante.

Avez-vous compris, élève Guy Degrenne? (Mmm, cette blague à ramasser à la petite cuillère fleure les pubs "arts de la table" des années 80 ... Et c'est pas fini😓...)

Nota bene

Je ne vais pas vous resservir la soupe, mais vous devinez aisément qu’une fois debout, pour maintenir une bonne assiette de votre tabla planche, le Point Magique devra alors être occupé par votre pied avant.

 ...Que vous prendrez bien soin de charger de tout votre poids, au moment de vous redresser. 

D'ailleurs, vos mains posées sur la planche approchent et encadrent (dans une fourchette de quelques centimètres) l'emplacement du point magique, au moment du redressement.

A présent, on va passer à votre migration horizontale…

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Quel sens de la glisse, Madame Chiffon!


Étape 3: La posture de rame du surfeur

Vous êtes maintenant bien allongé sur votre planche? Très bien. Préparez-vous à bien dépouiller les lignes qui suivent, elles sont cruciales. C'est pas le moment de jouer les petits bras.

La rame en surf et le crawl: analogies et limites

Cris de gosses, chlore et yeux qui piquent. On vous a pompé l'air à vous répéter que la rame ressemblait au crawl de la piscine municipale. Pas faux. Mais pas tout vrai non plus.

👍 Voyons ce que le crawl peut vous offrir pour votre rame en surf:
  • La paluche du nageur va chercher loin devant et pousse loin derrière, afin d'obtenir un maximum de longueur de pagayage. Une rame courte sera plus fatigante, à la longue.
  • Son bras creuse profond dans l'eau pour un maximum d'accroche et sa puissance maximale se trouve juste sous ses épaules (utile pour la rame de prise de vague)
  • Les bras rament en alternance.
  • Plus il nage plus il progresse et plus il est a l'aise. No comment🙄. Avec 90% du temps allongé chez le surfeur, s'entrainer à ramer n'est certainement pas un point à négliger.


👎 Que devez-vous laisser au crawl de piscine quand vous ramez sur votre planche de surf?
  • Pour permettre à ses paluches d'aller chercher loin, le nageur doit rouler des épaules et du torse. 

Ok pour faire rouler vos épaules vers l'avant afin d’augmenter votre longueur de pagaie. 

Mais évitez une bascule trop prononcée de votre corps d’un rail à l’autre. Vous freineriez votre déplacement en provoquant une traînée inutile sur les rails. Seul un léger roulis est normal en action de rame.

  • Le nageur maintient sa tête sous le niveau de ses épaules. 


La différence fondamentale se situe ici: 

=> Votre tête de surfeur se tient haute, au dessus de vos épaules.

Ainsi vos épaules sont plus mobiles, suffisamment hautes pour gigoter vos ballants facilement. 

Dans cette posture tête haute, vous pourrez:

  1. Voir où vous allez,
  2. Emmener loin devant vos épaules et vos bras, et les tirer loin derrière, 
  3. Tourner la tête pour être plus alerte. Regarder sur les côtés et par dessus vos épaules vers la vague en approche, pour laquelle vous ramez.

Comment adopter la posture du surfeur?

  • Cambrez votre dos, bombez votre torse. Soyez fier comme le Sphinx regardant au loin (sans poser les coudes sur la planche, hein!).  La posture dite du cobra en Yoga s'en rapproche aussi. 
  • C'est le bas de vos côtes qui reposent sur le pont.
  • Vos pieds sont à peine posés sur l'arrière de votre grande planche.

Évitez de TROP cambrer votre dos (douleurs lombaires possible à la longue).

-> Posez le pelvis (le renflement osseux à quelques centimètres en dessous de votre nombril) pour diminuer les tensions lombaires. Et gagner en stabilité!


Nous voici au plat de résistance, vous allez gigoter des nageoires! Mais pas n'importe comment... Visez un peu le menu.

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Comment ramer sur votre planche de surf (en 9 points)

1- Vous avez trouve le bon équilibre en ayant repéré le point magique sur le pont de votre planche. Gainez votre abdomen.

2- Vous avez soulevé votre buste et maintenez votre tête haute, sans la faire osciller sur les côtés. Regardez vers l'avant.

3- Gardez vos pieds joints et à peine posés sur le tail (l'arrière) de votre planche. Ou caressant la surface de l’eau si votre planche est courte. 

4- Faites adopter une forme de cuillère évasée à vos mains, avec les doigts légèrement écartés (pas non plus la louche creuse pour servir le potage).

5- Épaule et coude toujours hauts, vous tendez le bras vers l'avant.

6- Tout près de la planche, plongez la main sous une trentaine de centimètres d’eau, avant d'arriver en bout de course de votre bras et de votre épaule tendus. 

7- Ramenez fermement, votre main solidement tenue en cuillère. Sans à-coups. Vous cherchez le fond et à l'aplomb de votre épaule, votre main se trouve sous la planche, et votre coude complètement immergé. C'est à cet endroit que vous aurez le plus de puissance.

8- Votre main finit sa course en poussant l'eau loin jusque derrière vos fesses. Votre épaule l'accompagne en se déplaçant aussi vers l'arrière.

9-Main sortie de l'eau et coude haut, pliez votre bras pour la ramener à hauteur de votre épaule. Elle pointe vers l'avant, prête à forer de nouveau la surface de l'eau loin devant.


Facile, non ? Respirez un bon coup. Après ce menu complet, vous êtes en droit de connaître ces quelques bien utiles...

...Précisions pour votre rame

  • dans leur course, vos mains se croisent au niveau de vos épaules, l'une profondément dans l'eau sous votre planche, l'autre en l'air, pointée dans sa course vers l'avant. 
  • l’épaule qui met le bras dans l’eau est toujours plus basse que celle du bras qui se relève.
  • Le coude rentre haut dans l'eau, et disparaît entièrement sous l'eau en action de rame.
  • Si correctement exécuté, vous sentez la résistance de l'eau sur votre paume.
  • Sous l'eau, vos mains dessinent comme deux parenthèses inversées et accolées. )(


Dans cette splendide vue sous-marine, observez la main passer sous la planche, à la verticale de l'épaule.

Saurez-vous éviter ces erreurs courantes quand vous ramez?
  • Éclabousser avec vos mains 🙈
  • Laisser traîner vos pieds écartés  🙉
  • Votre main qui racle dans l'eau au retour vers l'avant 🙊
  • Et bien sûr, garder la tête en bas...


Les limites de vos courbes

Pour certains, physiologiquement ou/et à partir d'un certain âge, la cambrure dorsale (aussi appelée lordose pour les adeptes d'anatomie) peut devenir plus difficile

Ce qui ne nous aide pas? 

  • La posture bien connue de l'homme moderne assis à son bureau et lorgnant son écran (que fais-je en ce moment,🙄). Ou les heures de bagnole...
  • La manie de se courber quand on est grand, etc.

Le surf peut se révéler un allié pour parer au syndrome du dos voûté. Cependant et évidemment, n'hésitez pas à consulter si vous avez des douleurs.



Dites donc, vous commencez à devenir un Kador de la rame, non? Vos compétences grimpent, grimpent... Continuons notre voyage, destination "les types de rame".

Le chapitre fondamental où l'on cause des différentes actions de rame

Comme pour votre vélo, vous possédez plusieurs braquets dans vos biscottos. Disons 3 (Et un supplémentaire afin de parer aux cas extrêmes). Vous ne le saviez pas? Voyons cela ensemble. 


#1: La rame de croisière

J'appelle ainsi la rame qui vous emmènera au large. Celle qui permettra de vous replacer en face de votre point de repère sur la plage, ou aller sur un autre peak moins bondé. 

Celle que vous adopterez durant vingt à trente minutes quand vous devrez sortir de la passe pour surfer cette gauche de corail.😉 Vous êtes en mode balade.

  • C'est une rame ample et majestueuse. Imaginez un rythme de reggae tranquille. Votre gestuelle est fluide et vous glissez sur l'eau. Vous déployez 50% de votre puissance.
  • Vous respirez calmement et profondément, et pourriez (avec de l’entraînement 😄) vous déplacer pendant des heures plusieurs minutes sans trop fatiguer.


#2: La rame d’approche et de placement

Quand une vague approche, ce sont les coups de pagaie qui vont vous permettre d’accélérer pour éviter de la prendre sur la calebasse.

Celle qui précède un retournement tortue / un plongeon canard (ce sont deux techniques pour « passer la barre », c’est à dire vous retrouver derrière le mur d’écume formé par une vague déferlée). 

C’est aussi la rame que vous utilisez pour finaliser votre positionnement exact par rapport à l'endroit où la vague va déferler. Sur les beach breaks, vous avez en moyenne dix quinze secondes pour ajuster votre placement. 

Il vous faut peut-être vos déplacer latéralement pour vous situer à l'endroit le plus propice pour partir. 

  • Vous ramez et respirez plus vite, mais ne vous essoufflez pas. Ne perdez pas la vague de vue.
  • Vous deployez 80%  de votre puissance.




#3: La rame d’attaque

Vous êtes placé, le nez de la planche pointe vers la direction à prendre sur la vague et vous étirez votre tete et votre buste vers l'avant. Vous avez jeté vos derniers regards par dessus votre épaule pour anticiper le déferlement. Vous avez enclanchez le turbo...

Toujours aussi puissants, profonds, vos coups de rame atteignent une vélocité que vous ne vous connaissiez pas. Vous augmentez leur fréquence et ramez alors au rythme d’un ska énervé, Prestissimo! 

  • Vous devez tout donner pour partir dans le creux de la vague lisse.
  • Vous respirez au maximum de vos capacités, c’est le sprint final !
  • Plus de place pour penser, vous êtes à fond dans la réussite de votre prise de vague!
  • Les derniers coups de pagaie sont les plus décisifs. Ceux où vous devrez arracher le maximum de flotte, surtout si vous êtes situé loin du creux de la vague, sur l’épaule.


👉 Pour autant, un départ dans la vague se produira plus facilement si vous êtes bien placé. Plus près du déferlement (sur une vague pas trop creuse), vous pouvez même partir avec un minimum de coups de rame. 


Donc, allez chercher le creux de la vague pour mieux partir. 

Avec le temps, l'observation et l'expérience, vous trouverez le placement idéal pour économiser de l’énergie dans votre take off.



Quoiqu’il en soit, vous devez vraiment ramer comment un fou pour vous assurer le départ.


C'est pourquoi je rajouterais bien un dernier type de rame...😱

La rame de la mort

Si vous sentez que malgré vos efforts la vague ne vous entraîne toujours pas, que vous restez toujours à la limite de la bascule, eh bien rentrez en mode Survivant.

Un étincelle jaillit dans votre inconscient. Vous sentez confusément que vous allez... Trépasser dans d'horribles tourments si vous ne partez pas sur cette satanée vague. Alors plus rien ne compte, vous vous battez… pour survivre!

😆 C'est ce que je raconte aux enfants pour leur faire saisir l'importance de tout donner quand ils veulent partir sur la vague! (SVP, n'envoyez pas la DDASS😅)


 Ce mode "extrême" est nécessaire:

  • Dans des vagues particulièrement molles c’est à dire avec très peu de pente. 
  • Ou dans des vagues qui, en creusant dans un premier temps, ramollissent par la suite.
  • Quand votre placement n’est pas optimal. En vous étant placé plus vers l’intérieur de la vague, où elle présente plus de pente, vous auriez pu partir sans autant d’effort.
  • Ou quand un fort vent de terre vous retient tout en haut d’une vague pourtant si belle, Arg!

Ce que je veux surtout vous montrer, c’est qu’il faut absolument Y CROIRE. Quand vous avez décidé de prendre cette vague, plus rien ne compte que l’accomplissement de votre « mission ».

Il n’est plus temps de réfléchir, mais d’agir à 100% !


"Bon, fais-nous rêver là, parce qu’avec ton Guy Degrenne et ta Madame Chiffon, tes arts de la table c’est un peu rasoir ! "

Ok, ok, je vous ai compris! Suivez-moi, on va retrouver le Point Magique. Je vais vous mettre des étoiles dans les yeux…


 Schwarzy, l’effet enivrant de la vitesse et la Mystérieuse Migration du Point Magique. 

(alors ça, si c'est pas un titre! )



Malgré tous les conseils ci-dessus appliqués à la lettre, vous êtes chiffon. Vous avez l'impression de ramer comme un dératé mais votre taux de prise de vague est toujours ridicule, catastrophique, indécemment bas. Dans les tréfonds de la nullité.

Pardonnez-mon indécence, je voulais simplement exprimer le fait que votre pourcentage de succès en terme de prise de vagues lisses se maintient à un ratio relativement faïble.


Nom de Zeus, que se passe-t-il avec ma planche de surf? 

Le "point magique" devient fantasque: il se déplace quelque peu, si je puis dire. Je m'esseplique façon cinoche.

Scène 1: Cigales, cagnard assomant et calanques. 

Suivez-moi dans l'un de ces ports en vue, sur la Riviera méditerranéenne. Bois précieux vernis et chromes étincelants, visez les petites vedettes luxueuses à l'ancre. Au repos.

Tiens, Arnold Swarzenegger se trouve debout au milieu de l'un d'eux, une coupe de champagne à la main. Rho, cette montagne de muscles... 457 Kg au moins, non? 

La coque s'enfonce, mais reste stable. Arnold est planté, pile sur le point magique (point d'équilibre) du bateau. 

Mmm, notre homme semble ivre. Il titube vers l'avant du bateau. Aïe, l'embarcation pique du nez !


Scène 2: Au large, reflets aveuglants du soleil sur les eaux limpides de la Med.  

Lancé à pleine balle, le même Riva (c'est le nom de ces barquasses de luxe, je crois) déjauge toute sa coque et devient tout fou: il a tendance à pointer sa proue vers le ciel et rebondit sur l'eau!

Schwarzy rigolard et encore ivre (de vitesse) part se camper à l'avant, telle une figure de proue vivante . Miracle, la vedette se stabilise. Même avec ses 835 Kilogrammes (dans chaque pectoral) le hors-bord ne pique plus du nez

Pourquoi ? 

Avec la vitesse de la vague, la vedette rapide a tendance à davantage flotter au dessus de la flotte (déjauger) et se cabrer. Notre fameux Point Magique s'est deplacé … vers l'avant!


Idem sur votre précieuse planche lorsque dans la vague, votre rame colossale l'entraine pour partir. Votre planche déjauge légèrement et lève le nez (un peu) vers le ciel. Non? Vous êtes trop modeste. 


Pour vous assurer de mieux partir dans les vagues:

  • Avancez de quelques centimètres pour augmenter votre chance de prendre des vagues lisses. Même si le nose de la planche se retrouve à la limite de l'enfournement au départ, la vitesse et le creux de la vague le feront ressortir. 
  • Vous pouvez également avancer votre tête vers le nez, quitte à poser le menton
  • Une astuce supplémentaire sur vos grandes planches est de relever vos pieds, toujours pour amener le max de poids et faire basculer la planche dans le creux. 😉


Avec la vitesse, le Point Magique avance légèrement. Avancez la tête pour aider la planche à retrouver son assiette et ensuite basculer dans la pente de la vague...

Bien sur, il y a une limite à s'avancer ainsi. Vous la trouverez vite, elle fera un bruit du genre plouf!


Le Point Magique de votre planche de surf dans la bascule de la vague


Comme vous l'avez lu plus haut, vous ramez dans la vague lisse, bien avancé pour faire basculer le nez dans le creux qui se forme.

La vague soulève votre tail (arrière). Et .. votre planche passe par dessus votre tête ! Vous buvez une tasse du grand océan. 

Attention, si cela vous arrive, protégez votre caboche avec vos bras et restez en boule sous l'eau quelques secondes, jusqu’à ce que la planche ait pris le temps d'amerrir.


Pourquoi piquez-vous du nez à chaque vague? 

Ainsi vous ramez (rame d'attaque !) pour choper cette magnifique vague. Votre planche enfin bascule dans le creux de la vague, YES!... Mais il ne faut pas pour autant la faire enfourner.


C'est là que ça se joue: 

À ce moment précis où la vague soulève l’arrière de votre planche, (et seulement à ce moment là, hein, pas avant!) notre Point Magique (qui permet à la planche de garder son équilibre, je le rappelle) retourne vers l’arrière !


Aussi, pour éviter de partir en soleil, vous allez résister à cet emballement en faisant contrepoids.

La vague arrive sur vous, elle soulève votre tail. Le Point Magique repart en arrière! Relevez la tête et le buste pour contrebalancer la poussée verticale de la vague. 


Comment? Utilisez le poids de votre buste et de votre tête lors de vos derniers coups de rame. Relevez-les. Le poids ainsi déplacé vers l'arrière compensera le risque de piquer du nez.

Vous posez vos mains à plat sur la planche au niveau de vos côtes. 


Quand relever le buste? Au moment où vous sentez que la vague vous soulève et vous entraîne sans que vous n’ayez plus besoin de ramer.

Levez les yeux dans la direction choisie, posez vos mains, et debout !

 Maintenant, c'est à vous 

Voilà, nous parvenons au terme de ce "Rame trip". 

Je vous ai détaillé la technique de rame complète. Elle demande de l’entraînement bien sûr. Vous n’avez pas le temps? Bien sûr que si. 

Lors de votre prochaine session au lieu de vous évertuer à attraper maladroitement des vagues, faites autre chose dans un premier temps.

Posez-vous. Commencez à étudier votre façon de ramer. Repérez le point magique sur votre planche. La position de votre buste. Pensez à placer vos coudes hauts. Sentez l’accroche de votre main au fond de l’eau.

Sentez la glisse de votre planche sur la surface. Ça c’est constructif.


Ramez même les jours sans vagues.

Apprenti surfeur, prenez votre rame en main et vous aurez des résultats qui dépasseront vos espérances. Vous pourrez alors shooter ces vagues dont vous rêvez toute les nuits depuis que, Oh malheureux, vous avez fait la bêtise de vous mettre au surf.

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Au delà de votre rame

Ce que comptera beaucoup, c’est votre agilité à manoeuvrer votre planche. 

Apprenez à retourner rapidement votre engin pour le positionner dans le bon sens de rame. Comme dans votre surf debout, c’est l’arrière de la planche qui est responsable de la direction.

  • Asseyez-vous sur l’arrière pour écraser la planche. Avec vos mains dans l'eau, pivotez la planche sur cet axe de rotation.
  • Apprenez à passer de la position assise à allongée rapidement. 
  • Puis entraînez-vous à exécuter l’enchaînement allongé/ rame rapide/assis/retourné/allongé/prise de vague

Cette suite de mouvements s'avère primordiale pour les 15-20 dernières secondes d’ajustement quand la vague approche...

...Avant de prendre la vague, vous lever sur la planche et… surfer!


Et si vous peinez toujours à prendre des vagues?

Mouais… Votre planche ne serait-elle pas trop peu volumineuse pour vous ?

Eh, petit rappel

La célèbre et incroyable surfeuse Bethany Hamilton parvient à prendre des bombes dans lesquelles vous n’oseriez même pas aller, avec seulement un bras.

Alors plus d’excuse. Quand on veut… Vous avez la chance de posséder vos deux bras, vos arriverez bien à quelque chose, non ? J'en suis sûr!

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  • Bon… je fais tout ça et j’ai 12 ans de surf…et en sortie d’hiver après avoir surfé une fois tous les 15 jours….j’ai du mal à remonter au peak dans le jus…et je me fais distancer par tous ces gros bras…. Grrrr…. j’avoue j’ai survolé la fin alors j’ai peut-être loupé une infos capitale qui serait écrite : la condition physique lol
    Avec 2 sessions de surf par jour, je mettais tous les coqs à l’amende…et on me demandait si je ne travaillais pas dans la construction tellement mes bras étaient sculptés pour une femme…
    Donc il faut clairement muscler ses triceps, pectoraux, dorsaux…et se préparer physiquement… car malheureusement, même en respectant à la lettre cette technique…PAS DE BRAS… pas de chocolat. Je pense très souvent à Bethany….
    L’article est top sinon !!!

    • Ah ah, j’ai vraiment aimé lire ton commentaire Thypaine!

      Complètement d’accord avec toi: le secret, y en a pas. il faut bûcher pour être bucheron! D’un côté la technique, de l’autre la pratique, la pratique, la pratique.

      Faudrait que je me penche sur un article complet concernant la préparation physique spécifique à la rame…

      En tous cas merci pour ton chouette commentaire. (Et pensée pour Bethany qui nous met des étoiles dans les mirettes)

  • Yohann D dit :

    Un article sur la rame avec une approche fun, c’est plus plaisant à lire! J’y ajouterais bien quelques illustrations de plus mais je sais que ça prend du temps. 🙂 Bonne continuation!

    • Hello Yohann, oui je suis d’accord avec toi. Oui, le temps… pour la décomposition de la rame notamment. C’est pourquoi je me suis attelé à bien détailler cette phase en mots, point par point. Merci en tous cas!

  • Guillaume Thevenot dit :

    Super article merci

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