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Il y a maintenant des millions de surfeurs dans le monde. Trente et plus.

Souvent ça se traduit par des pics bondés où il est difficile de vous faire votre place.

D’autant plus que l’on est débutant ou d’un niveau intermédiaire.


Si je devais commencer à surfer aujourd’hui, je pense que ça me refroidirait.

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Une sacrée palanquée de nouveaux aficionados de la glisse débarque sur les côtes chaque année, aidée en cela par la profusion d’offres commerciales low-cost, par la diffusion dans la société des valeurs du surf et de son esprit de liberté.

Le besoin de se re-connecter à la nature, les promesses de joies simples et fondamentales que procurent le surf, expliquent aussi la raison de cette engouement permanent.


Les vagues sont là, elles déferlent sous vos yeux. Mais tous ces points noirs sur l’eau. Une nuée d’artistes de la glisse habités par la même soif que vous de les chevaucher. Ça vous laisse pantois, hein ?


Donc la question est: comment réussir à les surfer, vous aussi ?


Comment vous frayer un chemin jusqu’au line-up (l'endroit où déferlent les vagues)? Et attraper une déferlante ?


Je pense pouvoir vous fournir la réponse.

Qui est le titre du dernier album de Brian Wilson. 


La réponse parfaite

Elle tient en un mot. C’est la force des artistes de sa trempe de véhiculer des idées puissantes avec une phrase simple, voire un mot, selon l'adage "ce qui se conçoit bien s’énonce clairement".

Ce qu’il dit ?

« Smile »

Souriez.

Théoriquement on aurait pas besoin d’expliquer, ça coule de source...


Un exemple tout de même? Let’s go.


Imaginons que vous vouliez surfer un spot parfait où se pressent un nombre impressionnant de surfeurs, dont certains au niveau tout aussi impressionnant.

Parmi eux, quelques experts à l’appétit plus féroce que la meute prennent des vagues plus souvent qu’à leur tour. 


Comment donc réussir à choper l’une de ces jolies vagues ?


Non pas en faisant le petit malin ou en essayant de surfer au mieux de votre petit niveau, pugnacité, visage fermé et déterminé. Mais en arrivant avec le smille. 

Batailler de façon frontale avec tous ces seigneurs ? Reniflez et ravalez votre morgue. Car à moins d’avoir la pointure de Kelly Slater, Bethany Hamilton ou Jérémy Florès, jouer à ça ne réussira pas vraiment à vous faire imposer. 



Rentrer dans la flotte en mode Street fighter

Les gars et les filles surfent certainement là depuis plus longtemps que vous sur le spot, et le connaissent comme leurs poches. Ils savent probablement exactement où va déferler la vague et quand va arriver la prochaine série. 

En essayant de "ragasser" comme on dit dans le sud-ouest c’est à dire batailler, harceler ("hassle" qu'on dit, dans les pays anglo-saxons ) Vous courez droit à la frustration, et vous risquez de sortir de la session aigri et sans avoir pris une vague.

Parce qu’on aura tôt fait de vous bloquer insidieusement pour vous faire stopper votre cirque.

Qu’est-ce que vous pouvez faire pour vous placer encore mieux ? Pas grand chose, on est d’accord.

Brian Wilson avait donc raison. Smile.



Ou détendu du string

Avoir la volonté de prendre des vagues avec le smile, c’est différent. Plus facile de se faire accepter quand on arbore un franc sourire. Peut-être d’autant plus facile lorsqu'on possède un joli sourire, mais cette injustice, on n’y peut rien. 

Le sourire, c’est incroyable ce que ça ouvre comme portes.

Un pied de biche aussi, vous me direz. 

Ça prend plus de place dans la combinaison 🙄.


Une histoire d'un autre temps

Connaissez-vous ce conte rétro de la surfeuse qui débarque au large, au milieu d’un troupeau de garçon ? Et qui, par son sourire, les fige ? Et par là même en profite pour leur soutirer des vagues ? 😆

L’ondine aurait bien tort de ne pas jouer de son charme. D’autant que les surfeurs y trouvent aussi du plaisir !(Évidemment, l’inverse est envisageable, ainsi que toutes autres combinaisons ou affinités LGBTQ+etc🌈 )

Maintenant que les surfeuses fréquentent autant le line-up que les mectons, cette histoire semble ressurgie d'un passé révolu. Egalité au peak ! Ce qui n'exclut pas la cordialité. Ni la sensualité, of course !

Hypnotisés par une onde ou une ondine?




Vous débutez le surf au XXIème siècle

Si je débutais le surf aujourd’hui (cliquez d'ailleurs ici pour un article complet sur le sujet), je commencerais déjà par apprendre et appliquer les règles de base, dont la première : le surfeur sur la vague est prioritaire sur le reste des glisseurs de l’univers.

En gros: ne vous faites pas remarquer en gênant à répétition la glisse des autres parce que vous êtes toujours à surnager dans la zone de déferlement. 

S’élancer sur une vague alors qu’elle est déjà occupée est aussi mal vu. En général, l’intéressé.e vous met rapido au courant : Eh oui, vous l’empêchez de déployer son art de la courbe sur le mur liquide !


A ce propos, je vous invite, si ce n'est déjà fait, à découvrir dans ce guide les 5+1 règles écrites et non écrites pour savoir vous comporter au large.


Ceci posé, avez-vous une idée de ce qui est FONDAMENTAL afin d'espérer briguer des déferlantes ?


Non ?  Alors lisez ce qui suit.

 

La condition de base pour devenir plus compétent en surf

Au delà du choix de votre planche (consultez cet article béton pour vous aider), vous avez toute une manière de vous déplacer dans l’eau pour faire en sorte d’accéder au large, proprement. 

Proprement? Me demandez-vous. Voilà que je dois me décrasser les paluches avant d’aller à la baye? 

Si vous voulez. Mais surtout, au lieu de contourner la vague par l’épaule au risque d'encombrer la trajectoire d'un surfeur, vous devez si nécessaire vous farcir les mousses… en pleine poire. Et avec le sourire! (dessin)

La vérité, mes chers nouveaux venus dans le monde idyllique du surfing, c’est que ramer beaucoup et efficacement sera une condition de votre réussite en surf :

  1.  pour vous déplacer bien sûr, contourner et atteindre les zones de surf,
  2.  mais aussi vous placer au plus près du peak avec une grande agilité, 
  3.  et prendre la vague!

Regardez les bons surfeurs. Ils sont toujours en mouvement vers la vague à venir, vers une ondulation qui se lève un peu à l’écart et qu’ils vont chercher. 

En augmentant votre capacité de rame, vous deviendrez plus affuté dans votre surf. Vous progresserez de façon certaine. 

Et surtout, vous montrez que vous êtes un surfeur averti. Ça n’est pas anodin comme signal pour ceux qui sont déjà à l’eau.


Soyez patient et régulier 

Vous voulez avoir votre place au peak? Au début, sachez ne pas être gourmand, ni sauter sur tout ce qui bouge. Et devenez un surfeur régulier de l’endroit, quelqu’un que l’on reconnaîtra. 

Je pense à cette fille nouvellement hameçonnée par la glisse. Elle faisait des bornes pour se retrouver à l’eau, quelles que fussent les conditions. Une inconnue parmi d’autres que les locaux ne calculaient même pas. Perdue dans la foule des pingouins interchangeables barbotant coude à coude au large.

A force de la voir se changer dans le vent, sur le parking mouillé, comme eux, ils avaient fini par la … considérer. Son obstination payait. Session après session, elle faisait sa place. Elle prenait ses vagues.


Y a de la lutte dans le surfing, certes.

Tant de surfeurs dans l’eau. Avec un nombre de vagues non extensible, vous pensez bien qu’il n’y en aura pas pour tout le monde. 

Surtout quand les plus dégourdis n’attendent pas le rab pour se resservir 😉

Faut pas se leurrer. Les plus dégourdis sont aussi les meilleurs. Les plus mobiles et les plus affûtés.

Ils voient les vagues que vous ne verrez de toute façon que trop tard.

Parmi eux se trouveront peut-être des têtes de lard qui ne laissent personne se placer mieux qu’eux au pic. Qui oublient peut-être aussi qu'ils ont été débutants. Par leur comportement agressif, ils marquent le territoire. 

Débutant, vous ne pouvez pas grand-chose. Sinon devenir meilleur qu’eux et imposer le respect. Ça pue la bataille de coqs mais c’est aussi comme ça que ça se passe, hélas.

Alors sachez accepter que vous êtes (pour l’instant) moins bons qu’elles et eux et admirez leur savoir-faire. À les observer, vous apprendrez également un max.



Contre la frustration en surf, une astuce: ne prétendez à rien

Une des astuces pour minimiser la frustration est de ne pas vouloir absolument prendre des vagues. De cette façon, vous vivrez comme un privilège de vous retrouver à surfer l’une d’elles!

Certes, y a de la lutte. Mais batailler au peak n’est tout de même pas un sport de combat. D’ailleurs même dans les arts martiaux, la courtoisie est de mise.

Alors dans le surf, à l’eau avec cette belle nature qui vous entoure… 

(pensée tristoune pour les belles plages de la route du Vent solaire autour de la Torche, salopées par les pesticides de nos amis les marchands de tulipes)



Tais-toi et rame (ou écoute Alain Souchon 🙄

Je me souviens de sessions à avoir les oreilles fracassées par des braillards de tous pays qui s’interpelaient bruyamment d’un bout à l’autre de la zone de surf ! Ils hurlaient quand ils voyaient leur pote riper une belle vague ! Ils parlaient à tort et à travers en remontant à la rame vers le peak ! Ils s'interpelaient d'un bout à l'autre du peak ... Oui ils débordaient de joie et c'était cool. Mais...

Bordel, pas un instant de silence. Quels baltringues ! Bien sûr que ça bavarde, un surfeur (et je ne suis pas le dernier). Mais dans l’eau la plupart des glisseurs aime le calme des éléments. Ils s’y ressourcent. Écouter le silence du large, loin du fracas de la côte. Respirer. Au delà de la glisse, être au large, ça se vit toujours comme un moment spécial.

Alors au large, profil bas !



La botte secrète pour accéder aux vagues (Les affranchis)


Bon, je vais vous dévoiler l’un des trucs imparables pour accéder au peak et aux vagues.




Vous vous souvenez du film « Les affranchis » ?

Focus sur la scène où le personnage principal Henry Hill arrive au restaurant avec sa future femme. Tout le monde le laisse passer, on lui refile la meilleure table et un serveur lui offre direct un bouteille de champagne. La classe.

Pourquoi ?

Les restaurateurs savent qu’il fait partie d’un gang de truands renommé et respecté. Sa réputation l’a précédée.

Un autre bandido inconnu pourrait réclamer une table et du Champ’s à l’oeil, il aurait peu de chance de se faire aussi bien accueillir que ce prétentieux Henry Hill. Pourquoi ? Inconnu au bataillon.


Oublions l’éthique douteuse des gangsters de fiction et transposons l’idée dans nos océans. 

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Sur un spot de surf fréquenté par des habitués, arriver au peak avec l’un d’eux est une façon certaine de se faire coopter. 

Vous avez la chance qu’un local ou un surfeur expérimenté et reconnu vous prenne sous son aile ? Profitez-en. Ses conseils seront des plus avisés. 

Et, introduit par lui ou elle au peak, vous bénéficierez de cette considération si dure à obtenir quand on arrive de nulle part.

Vous bénéficierez peut-être d'une vague qu'on laissera passer, à votre intention.


Eh oui, vous ferez (un peu) partie du gang !



Et quand il y a vraiment trop de surfeurs dans l'eau?

Si vous voyez que la place est prise par trop de monde à l’eau, une alternative sage et fûtée pour attraper des vagues est de jeter un oeil à la plage d’à côté. Ou sur le peak suivant, quelques centaines de mètres plus loin. 

A n'en pas douter les vagues seront moins grosses, peut-être plus molles, ce pourquoi moins de monde s’y presse. Mais au moins, vous prendrez des vagues. 

Surtout si votre niveau est moindre. Ce sera mieux pour votre sécu et celle des autres.

Soyez en sûr.e, la pression sera moins forte, et vous aurez le plaisir de surfer avec plus de sérénité.



Si j’étais vous

"There are a million ways to surf, and as long as you’re smiling you’re doing it right."
Mike Coots, un type qui sait de quoi il parle 🦈


Évidemment avoir le Smile n’enlèvera jamais ce monde à l’eau qui vous pique toutes vos vagues à vous, sacrebleu!

Quand même, assaisonné à toutes ces astuces, avoir la banane vous permettra avec le temps d’obtenir votre ration de vagues, même avec votre humble niveau!


Vous contribuerez à une ambiance qui donnera à tous le plaisir d’une session partagée. 

La première des choses que j’appliquerais si j’étais débutant, serait de connaître à fond les codes du surf. C’est ce que je vous conseille fortement. 

Puis je m’entraînerais à ramer, ramer ramer! Ça conditionnera le reste de votre réussite en surf. 


Ça valait bien une bafouille, qui j’espère vous a donné le Smile !


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    P.A. (Depuis le groupe Facebook Surf in Landes & Pays Basque)

  • «  »Beau travail et merci pour ce post très complet 👍😁 »

    D.M. (Depuis le groupe Facebook Bretagne Surf)

  • « Salut
    Il y a du vrai😊
    Sympa ton article merci ! »

    M.B. (Depuis le groupe Facebook Bretagne surf)

  • Toujours un plaisir de te lire et se reconnaître dans certains (la plupart) des passages … à méditer! 😉 Ce qui est dingue c’est que même frustrée au possible (n’ayant pris aucune je dis bien aucune vague lors de la dernière session!!! 😥) on a toujours envie d’y retourner : c’est ça hameçonnée ?

    • Hi hi, oui je crois que tu es hameçonnée et que, mauvaise nouvelle, cela semble incurable! Même après une session ardue. Immanquablement ton expérience de l’océan grandit, grandit…💪 Dur à se dire, mais ces sessions compliquées préparent les prochaines, avec à la clé plus de succès!

  • Guillaume dit :

    C’est bien la première fois que lire me procure du plaisir 🤙🙏merci

  • si vrai. De mon côté j’ai appris à éviter les heures de pointe, choisir les peaks moins affolés, pratiquer le sourire et vrai cela vous ouvre des portes, et surtout y aller le plus possible en hiver. En Bretagne sur la torche et les environs tout comme en Ligurie dès que les conditions le permettent. Et ça paye. En Italie parfois ça parle:ca rigole pas mal en bande.

    • Oui, l’hiver filtre les plus assidus! Un truc sûr, le surf, ça met de bonne humeur! Merci Cecile 🙂

  • Pas con ton article et plutot bien 😉 !

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